Transport spatial et propulsion
Bancs d'essais de turbopompes, direction de tir, séquence synchronisée, ensembles de lancement Ariane 5, VEGA et Soyouz. Architecture, cahier des charges et économie de l'accès à l'espace.
Fondateur et président de TerrEspace. Une carrière qui a suivi la chaîne complète d'un programme spatial, dans l'ordre : la propulsion, le tir, l'exploitation, les programmes futurs, puis la direction générale.
Professeur de mathématiques à Sète puis en Guadeloupe, avant une maîtrise de mathématiques appliquées à Montpellier, spécialité énergies nouvelles — nucléaire, éolien, photovoltaïque —, un DEA, et le diplôme d'ingénieur de l'ENSHMG Grenoble, mécanique des fluides et hydrologie, promotion 87. Une formation de modélisateur, et un premier métier d'enseignant dont il reste quelque chose : l'habitude d'expliquer un système complexe à quelqu'un qui n'est pas du métier.
Puis deux années en Nouvelle-Calédonie, qui sont le vrai point de départ du volet énergie : la modélisation prédictive des débits du barrage hydroélectrique de Yaté pour l'ORSTOM — l'application directe du diplôme d'hydraulicien — et l'expertise d'installations solaires pour les Assurances Générales de France. Évaluer un parc solaire pour le compte d'un assureur oblige à une discipline que le conseil oublie souvent : chiffrer ce qui peut mal tourner, et le chiffrer devant quelqu'un qui paiera.
Le début de carrière se fait au banc d'essai, à Vernon, à la Société Européenne de Propulsion : directeur de tir sur le PF52, le banc des turbopompes du moteur Vulcain d'Ariane 5, et sur le PF41 du HM7 d'Ariane 4. On n'apprend nulle part ailleurs ce que coûte réellement une marge de conception.
Suivent quinze années au CNES, en trois temps. À Évry d'abord, comme ingénieur de développement — essais de qualification au sol et auteur de la séquence synchronisée d'Ariane 5, déjà rythmé par de nombreuses missions de plusieurs semaines sur le Centre Spatial Guyanais. Puis Kourou, à la tête du département Installations Nouvelles et de plus de 60 M€ de travaux par an sur le Centre Spatial Guyanais : chef de spécialité cryotechnique du V501, le vol inaugural d'Ariane 5, puis autorité de conception pour le V502. À Toulouse enfin, comme chef de projet et expert système : ensemble de lancement VEGA, avant-projet de l'ensemble Soyouz à Kourou, soufflerie plasma SCIROCCO à Capoue en assistance à maîtrise d'ouvrage pour l'ESA — là encore ponctué de fréquentes missions au Centre Spatial Guyanais.
Neuf années au total passées sur le Centre Spatial Guyanais, en deux séjours séparés d'une décennie, sans compter les nombreuses missions effectuées depuis Évry et Toulouse : les deux premiers vols d'Ariane 5, puis les ensembles de lancement de Soyouz et de Vega.
Le premier de ces deux vols a échoué. Le second a réussi. J'étais là pour les deux, sur les fluides cryotechniques puis comme autorité de conception. Cette séquence-là — la perte, l'enquête, la remise en cause, le retour en vol — vaut davantage, pour juger un calendrier annoncé ou une revue de conception qu'on veut abréger, que dix programmes qui se sont bien passés. C'est ce que TerrEspace vend le plus souvent sans le dire : savoir où un programme va se casser avant qu'il se casse.
Sept années à Rome ensuite, chez Vitrociset : responsable du marché spatial, puis sous-directeur des Systèmes de Lancement — une sous-direction créée de toutes pièces, soixante-quinze personnes, un chiffre d'affaires porté de 6 à 32 M€, et la direction de l'établissement de Kourou. L'Europe spatiale vue depuis l'Italie, et une pratique du compte de résultat.
Retour au CNES pour Ariane 6 : auteur du cahier des charges, pilote du groupe de travail sur le choix d'architecture, rédacteur du dossier d'analyse économique — coût de possession supérieur à 20 G€, coût non récurrent supérieur à 4 G€. Puis expert à la Direction de la stratégie et des programmes, conseiller national auprès du Program Board Ariane et de l'Industrial Policy Committee de l'ESA.
Vernon de nouveau en 2014, chez Snecma, comme directeur de la prospective et de la préparation du futur — vingt-trois ans après y avoir commencé. Puis les programmes futurs chez Airbus Safran Launchers, dont le dossier du Conseil ministériel de 2016 qui a consolidé Ariane 6 et arrêté le moteur Prometheus. Les partenariats stratégiques chez ArianeGroup. Et Dassault Aviation, de 2018 à 2026 : d'abord directeur des programmes spatiaux au sein de la direction générale des programmes, puis expert senior technologies spatiales à la direction générale technique — un dernier mouvement volontaire, de la conduite d'un portefeuille vers l'autorité technique sur le domaine. C'est déjà le métier que TerrEspace exerce aujourd'hui, exercé alors pour un seul groupe.
Cette continuité est l'atout que TerrEspace met sur la table : avoir vu la même filière depuis le banc d'essai, depuis la salle de contrôle en Guyane, depuis un industriel italien, depuis l'agence, depuis le maître d'œuvre européen et depuis le comité de direction d'un avionneur. Les mêmes décisions ne se ressemblent pas selon l'endroit d'où on les regarde.
Bancs d'essais de turbopompes, direction de tir, séquence synchronisée, ensembles de lancement Ariane 5, VEGA et Soyouz. Architecture, cahier des charges et économie de l'accès à l'espace.
Avions spatiaux et démonstrateurs de rentrée, aérodynamique hypersonique, soufflerie plasma, pyrotechnie et télémesure. Infrastructures sol et maintien en condition opérationnelle.
Programmes d'aéronefs militaires et civils, exigences de certification et de sécurité, dualité civil-défense, spatial militaire et connaissance de la situation spatiale.
Quarante ans de fil continu : maîtrise en énergies nouvelles — nucléaire, éolien, photovoltaïque —, hydroélectricité en Nouvelle-Calédonie, expertise d'installations solaires, et aujourd'hui la présidence de sessions sur l'énergie solaire spatiale. Transmission sans fil, systèmes thermiques, stockage, efficacité énergétique, intégration au réseau.
Conseils ministériels européens de 2012, 2014 et 2016. Program Board Ariane et Industrial Policy Committee de l'ESA. DG-DEFIS, Horizon Europe, DGA. Sept années dans l'industrie italienne, en italien.
Formation de mathématicien appliqué, mise au service de l'analyse technico-économique : dossier économique d'Ariane 6, outils d'estimation de coûts du CNES, comparaison de scénarios d'architecture. Aujourd'hui augmentée par l'IA.
Association créée en 2005, environ 1 500 adhérents issus de l'industrie et des utilisateurs de données spatiales — chercheurs, astronautes, institutions. Sa raison d'être : porter les technologies satellitaires au-delà des applications météo, militaires et broadcast, vers la santé, l'éducation et l'agriculture.
Conférence internationale consacrée à l'énergie solaire spatiale. Sessions présidées sur l'intégration système et les bénéfices du solaire spatial dans une trajectoire net-zéro, et sur l'analyse de cycle de vie. Le photovoltaïque figurait déjà au programme de ma maîtrise en 1985 : le sujet a mis quarante ans à quitter le sol.
Participation aux travaux de la fédération et aux congrès internationaux d'astronautique.
Cours et formations sur les systèmes de lancement, les lanceurs et la propulsion à l'ISAE-Supaéro, l'ESTACA, HEC, ArianeGroup et Airbus Defence and Space. Intelligence économique à l'IHEDN. Conférences en écoles et auprès d'associations : ELISA Aerospace, Way4Space, filière NAE.
Officier de réserve spécialiste d'état-major, formé à l'École militaire. Premier poste au 1er Groupe d'hélicoptères légers de l'Aviation légère de l'Armée de terre.
Organisations au sein desquelles, ou avec lesquelles, ce parcours s'est construit. Ce ne sont pas des références clients : c'est le terrain sur lequel TerrEspace sait se repérer sans temps d'apprentissage.
Le premier échange sert à vérifier une chose : est-ce que ce parcours répond réellement à votre question, ou faut-il chercher ailleurs.